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Plus le temps passe, plus la force du franc pose des problèmes à l'industrie exportatrice. De nombreux employés doivent travailler plus longtemps pour un même salaire, et le Conseil fédéral combat uniquement les symptômes.
Certes, le défi lancé au Conseil fédéral qui doit proposer des aides à l'industrie exportatrice malade et aux autres branches était de taille: il aurait fallu trouver en peu de temps un remède efficace avec des moyens financiers limités. De plus, ces moyens ne devaient pas générer de paperasserie administrative et être distribués équitablement à ceux qui en ont besoin. Le Conseil fédéral a pris son temps. Résultat: au lieu d'une cure de soins aux effets immédiats, un petit programme de lutte contre les symptômes, efficace, au mieux, à moyen terme et pouvant aider l'industrie exportatrice de manière indirecte seulement. Une chose est sûre: le maigre paquet de mesures concrétisées par le Conseil fédéral ne pourra pas bannir le danger aigu d'une désindustrialisation en Suisse et de la suppression de milliers de postes de travail dans l'industrie. En 2011, seuls 870 millions de francs seront mis à la disposition de l'industrie exportatrice et du tourisme. Comme la plus grande partie, soit 500 millions de francs, doit revenir à la caisse-chômage, on pourrait s'imaginer que le Conseil fédéral a déjà capitulé devant le problème - un signe à faire peur. Les employés de l'industrie exportatrice se sont rapidement déclarés prêts à apporter une contribution importante pour faire face au problème du cours de change: dans les entreprises, ils sont de plus en plus nombreux à travailler davantage pour un même salaire. Ces derniers seront donc d'autant plus déçus par la démarche hésitante du Conseil fédéral. Reste à espérer que la Banque nationale s'engage plus fermement en faveur de la place industrielle suisse. Contact: Hansjörg Schmid, responsable Communication, Tél. 044 360 11 21, Portable 076 443 40 40 |